Dans la partie supérieure le Christ, entouré d'anges annonce le Jugement Dernier au son de la trompette. Dans la partie en dessous Le Paradis, avec les élus sortant de terre et louant Dieu et dans la partie inférieure L'Enfer avec les damnés souffrant les tourments liés à ces lieux.
[1] Le Christ revient juger les ressuscités.
[2] [3] [4] des anges font sonner les trompettes de la résurrection.
[5] [6] la cour céleste.
[7] [8] [9] les élus sont accueillis par des anges.
[10] un ange et un diable se disputent les âmes des ressuscités.
[11] [12] [13] [14] Les damnés descendent en enfer.
Charles-François Champigneulle n'a livré qu'une seule verrière à Saint-Rémy, celle du transept sud, mais la plus grande et la plus impressionnante de l'édifice: le Jugement dernier. Le vitrail est composé de trois parties
- en haut, le Ciel, où le Souverain Juge, entouré de la Sainte Vierge, de saint Jean-Baptiste, d'Abraham et de Moïse, appelle les élus.
- au centre le purgatoire
- au bas l'enfer,
« À la fin du monde, Jésus Christ viendra dans sa gloire pour juger tous les hommes. Les morts ressusciteront et comparaîtront devant lui pour être jugés suivant leurs bonnes ou mauvaises œuvres. Les justes jouiront du bonheur éternel, les pécheurs souffriront éternellement dans l'enfer. »
Le polyptyque peint par Rogier Van der Weyden et son atelier se compose de neuf panneaux de différentes tailles. De chaque côté des figures centrales du Christ et de l'archange Michel, la composition se répartie sur deux niveaux.
Dans la partie supérieure, le Christ entouré d'anges annonçant le Jugement Dernier au son de la trompette est nimbé dans un nuage d'or, sur lequel sont assis les apôtres, juges dans le tribunal céleste, ainsi qu'un pape, un évêque, un roi, un moine et trois femmes.
Dans la partie inférieure, à gauche, le Paradis, avec les élus sortant de terre et louant Dieu, et à droite l'Enfer avec les damnés souffrant les tourments.
LE REGISTRE SUPÉRIEUR
[1] A l'extrême gauche du polyptyque, le paradis est représenté comme un porche gothique en feu avec la lumière qui mène au divin.
[2] le pape, le roi et le vieillard. Derrière les apôtres, mais s’agenouillant comme la Vierge et Saint Jean-Baptiste dont ils répètent la prière d’intercession, des saints nimbés se divisent en deux groupes: quatre hommes à la droite du Christ et [6] trois femmes à sa gauche.
Le premier saint est un pape. Le visage encore jeune, tiare en tête, il est vêtu de ses ornements liturgiques. A la gauche du pape, un roi, jeune également, porte une couronne à fleurs de lys
Entre ces deux personnages, en recul et peu visible, un évêque est reconnaissable à sa mitre décorée.
[3] [5] Les deux intercesseurs de la Deèsis, la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste, sont reliés au Christ par l’arc-en-ciel dont ils occupent chacun une extrémité. Leur prière s’exprime par les mains jointes, le regard levé et l'agenouillement.
Saint Jean-Baptiste a la barbe et les cheveux abondants et bouclés. Il est vêtu de sa traditionnelle tunique en peau de chameau.
[4] Le panneau central est dominé par le fils de Dieu, assis sur un arc-en-ciel qui déborde sur les panneaux de chacun des côtés.
L’arc-en-ciel, signe de l’alliance divine (Gn., IX, 12-17), entoure le trône de Dieu (Apoc., IV, 3; ). Le fond d’or représente la lumière éternelle, dont le Christ, Lux mundi, est l’incarnation. Une nuée entoure l’apparition céleste (Dan., VII, 13; Luc., XXI, 27; Matth., XXIV, 30) et ceux qui l’accompagnent présentés de part et d'autres.
Les pieds du Christ reposent sur une sphère, symbole de l'univers. De sa main droite, il bénit ceux qui sont sauvés et, avec la main gauche, maudit ceux qui sont damnés.
Sous les lys le texte écrit en blanc : « venite benedicti Patris mei possidete paratum vobis regnum a constitutione mundi » (venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde); Sous l'épée écrit en noir : « discedite a me maledicti in ignem aeternum qui paratus est diabolo et angelis eius » (allez loin de moi, maudits, au feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges).
Dans le prolongement vertical de la figure du Christ, dont le manteau rouge constitue le centre de gravité du retable, Saint Michel, prince du jugement céleste, incarnation de la justice divine, qui tient entre ses mains les plateaux de la balance. Les somptueux ornements liturgiques sont ceux du diacre. Ils comportent l’amict, l’aube retenue par le cordon, l’étole et une chape de brocart attachée par un mors à motif trinitaire.
Saint Michel élève haut une grande balance à aiguille dont les plateaux contiennent les âmes. Les âmes sont représentées par deux petites figures nues, dont les noms sont "Vertu" et "Péchés". La première est agenouillée et heureuse alors que l'autre semble horrifié et crie de terreur. C’est le mal qui est plus lourd. Le poids des péchés sur la conscience suffit pour faire tomber en enfer les damnés rendus lourds comme du plomb.
[2] [3] [5] [6] Autour de la Deèsis, formant un grand demi-cercle ouvert en son milieu, les douze Apôtres siègent, six de chaque côté. Trois sont identifiables : au premier plan à la droite du Christ, [2] saint Pierre, avec son manteau rouge et saint Jean vétu de blanc et à la gauche du Christ, [6] saint Paul et son manteau vert.
[6] Les trois saintes
[7] l'enfer est représenté par des amas de roches noires répandant des flammes et des vapeurs volcaniques
LE REGISTRE INFÉRIEUR
La rangée inférieure dépeint les élus et les damnés. Ils sont représentés par deux petits groupes de figures. Ils sont nus et dépeints sur une échelle plus petite, plus humaine que celle des saints au-dessus d'eux. Ils sont inexorablement poussés vers leur destin.
à gauche, les élus, à droite, les damnés. Les élus sont rares et les damnés nombreux (Matth., XXII, 14). Les expressions marquent la surprise, la prière, la terreur ou la joie.
à droite, les damnés sont écrasés sous le poids de leurs péchés. Ils sortent péniblement d'une terre sèche craquelée, entourés par des étincelles de feu et des traînées de fumée. Leurs figures sont torturées et déformées par la haine et leurs visages tordus par folie. Saisi par une hystérie collective, ils ne peuvent pas pleurer mais, à la place, crient et combattent, car leur folie les destine à la punition éternelle. Le un sol y est sec, stérile, la roche est calcinée par le feu avec d’horribles fissures.
à gauche à mesure qu'on se rapproche du paradis, les fleurs sont de plus en plus abondantes. Les visages expriment la prière et la joie.
Lancette de gauche
[5] la Vierge médiatrice
[4] Saints et évêques
[3] Saints et évêques
[2] la résurrection des morts
[1] la résurrection des morts
Lancette centrale
[11] Le Christ Juge entouré d'anges avec les instruments de la Passion
[10] St André, St Pierre et St Jacques le majeur
[9] St Simon, St Jean et St Jacques le Mineur
[8] St Barthélémy, St Philippe et St Matthias
[7] St Jude, St Matthieu et St Thomas
[6] la pesée des âmes par Saint Michel Archange
Lancette de droite
[16] St Jean-Baptiste et St Paul
[15] saints et saintes
[14] saints et saintes
[13] les damnés
[12] les damnés dans la marmite de l'enfer
Le vitrail du Jugement dernier, 1er quart 16e siècle.
Au tympan, une Trinité dans la mouchette centrale et autour, dans les soufflets, des anges musiciens, le Soleil et la Lune.
Registre intermédiaire : le Christ Juge entouré de saint Jean-Baptiste, de la Vierge en prière et de deux anges sonnant la trompette. Dans la quatrième lancette, Saint Pierre tient les clés du royaume. À ses pieds, un couple de donateurs
Registre du bas : à gauche la résurrection des morts, au centre saint Michel pesant les âmes, à droite, l'enfer.
dans la quatrième lancette, le panneau moderne présente le curé de Saint Etienne lors des restaurations de 1878.
Le jugement dernier est présenté sur trois niveaux : le ciel, la terre et l'enfer. Au somment, le Christ est entouré de séraphins aux trois paires d'ailes d'un rouge flamboyant. En dessous, des anges font sonner les trompettes de la résurrection.
Puis vient la cour céleste avec, à gauche, la Vierge, Saint Pierre et Saint Jean, et de l'autre côté saint Etienne, Saint Jean-Baptiste (reconnaissable à son vêtement en poil de chameau) et tois saints.
En dessous, les morts sortent de leur tombeau. À gauche (donc à la droite du Christ), les élus tournent leur regard vers le ciel, tandis qu'à droite, les pêcheurs se désolent.
Au plus bas les damnés brûlent dans des chaudrons attisés par des démons.
Le vitrail du Jugement dernier : 4e quart du 15e siècle :
Dans la partie haute, la Vierge (2) et le Christ ou saint Jean (3).
Dans la partie centrale, on y trouve saint Pierre et sa clé (4), saint Michel combattant les démons (5), l'enfer et ses supplices.
Dans la partie basse, les morts qui ressuscitent (6) (7) .
Ce vitrail est souvent attribué à Jean Cousin. La base Palissy ne l'indique toutefois pas.