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Cathédrale Saint Tugdual - Tréguier 22

Le pardon de la Saint-Yves : Tous les ans, à l'occasion de la Fête de la Saint-Yves, autour du 19 mai, la cathédrale est le point de départ du pardon de la Saint-Yves : à l'issue de la messe, célébrée dans l'édifice par un prélat important, a lieu une procession qui va jusqu'à l'église de Minihy-Tréguier, en souvenir de l'archidiacre du diocèse vénéré comme saint. L'événement peut rassembler jusqu'à plusieurs milliers de fidèles, notamment des avocats dont saint Yves est le saint patron et des marins dont il est l'un des protecteurs.

Vitraux de Gérard LARDEUR (1931-2002)

Saint Yves et les pauvres
Saint Yves et les pauvres
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<b>Saint Yves</b> honoré par Jean V
St Yves honoré par Jean V
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Saint Yves célébrant la messe
St Yves célébrant la messe
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St Yves rendant la justice
St Yves rendant la justice
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le tombeau Saint Yves

Pendant la Révolution française, la cathédrale est transformée en Temple de la Raison, et saccagée par le bataillon d’Étampes en mai 1794. Le tombeau de saint Yves est détruit. Les reliques en avaient été extraites par précaution l'année précédente et enfouies dans un caveau de l'édifice.

Un projet de reconstruction du tombeau de saint Yves se développe à partir des années 1870. Il ne se concrétise qu'à partir de 1882, lorsque Mgr Eugène Bouché, d'origine locale, est nommé évêque de Saint-Brieuc et Tréguier. L'évêque bénit la première pierre le 19 mai 1886. On prévoit l'inauguration du monument pour le 6 septembre 1888, mais le décès imprévu de Mgr Eugène Bouché le 4 juin 1888 retarde les célébrations ; il faut attendre la nomination de Mgr Pierre Fallières pour qu'elles puissent finalement se tenir en septembre 1890.

tombeau de saint Yves
tombeau de saint Yves
St Yves rendant la justice
Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29
Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29
[10] <b>Yves</b> enterrait les morts abandonnés, recueillant toute une famille de pauvres dans sa propre maison.
                        Les plus savants historiens ont essayé d'expliquer les nombreux miracles que les témoins attestent. Ils sont étonnants, et nous sommes déconcertés. Il y a 18 résurrections de morts ! <br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [7] à Rennes, il doit traiter une affaire opposant un aubergiste à un mendiant. Ce dernier est accusé par le premier d'avoir été pris à rôder autour des cuisines ; comme l'aubergiste ne peut l'accuser d'avoir volé de la nourriture,
                        il l'accuse de se nourrir des odeurs de sa cuisine... <b>Yves</b> prend quelques pièces dans sa bourse et les jette sur la table devant lui ; l'aubergiste tend la main pour les prendre mais saint Yves retient sa main.
                        L'aubergiste s'exclame : « c'est à moi ». <b>Yves</b> lui répond <i>« ah non ! le son paye l'odeur, à cet homme l'odeur de ta cuisine, à toi le son de ces pièces ! »</i>.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [4] <b>Yves</b> s'emploie à apaiser les querelles et parvient à éviter bien des procès.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [1] <b>Yves</b> est né au milieu du XIIIème siècle dans une famille noble au manoir de Kermartin sur la paroisse de Minihy-Tréguier. Dès son plus jeune âge, l’enfant montra une propension hors du commun vers les choses de Dieu.
                        Sa mère prétendit qu'un songe lui aurait révélé que son fils serait un saint.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29
[11]<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [8] <b>Yves</b> donnait son argent jusqu’au dernier sou et tenait table ouverte aux gueux et aux miséreux, se faisant lui-même leur serviteur.
                        <br>Au procès de canonisation, deux femmes rapporteront : <i> Après avoir visité quelques malades, environ une heure après, il en sort à moitié nu et passe devant elles en courant vers Minihy où se trouve son Manoir
                            <br>Les femmes se demandent ce qui a bien pu se passer, elles entrent dans l'Hôtel Dieu et remarquent qu'un malade à telle partie de ses vêtements, un tel une autre, ...</i><br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [5] Il se tenait à la disposition de ses paroissiens, donnant aux pauvres la nourriture matérielle, à tous la nourriture spirituelle des sacrements, passant des heures au confessionnal, portant souvent sur lui,
                        dans une pyxide d’argent, l’eucharistie pour pouvoir la distribuer sans retard aux malades, restant parfois toute la nuit à l’église, s’y reposant dans les conditions les plus précaires, ne ménageant pas le pain de la parole.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [2] Il reçut, au manoir paternel, les leçons d’un vieux précepteur. Il fut ensuite envoyé, à l’âge de 14 ans, à l’université de Paris.
                        À 18 ans, il obtient une licence, puis la maîtrise et le doctorat en théologie, ainsi qu'un doctorat en droit, à 24 ans. Il poursuit des études de droit à l'université d'Orléans dont la faculté est réputée à travers toute
                        l'Europe. Déjà, il se fait remarquer par sa vie de privation en faveur des pauvres.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29
[12] En 1297, sentant ses forces décliner, bien qu’il n’eût que 44 ans, usé prématurément, il démissionna de toutes les fonctions officielles et se retira dans son manoir de Kermartin, loin des préoccupations de la terre.
                        Dans les derniers jours d’avril 1303, il était à Trédrez, où il prédit sa mort prochaine. Il rentra à Kermartin, mais, malade il dût s’aliter.
                        Le 18 mai, il reçût le sacrement des malades. Et jusqu’au lendemain matin, il ne parlera plus, les yeux fixés sur le crucifix. Il s'éteint le 19 mai 1303 aux premières clartés du jour.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [9] Alors que ses prédécesseurs prêchaient en latin, <b>Yves</b> étonne ses paroissiens en le faisant en breton, rendant ainsi accessible au peuple la compréhension de l'Évangile et de son message.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [6] Les gens l'apprécient pour sa façon de rendre la justice, il est réputé pour son sens de l'équité qui lui interdit de privilégier le riche sur le pauvre.
                        <br><i>« Il était avocat, mais pas voleur, chose admirable pour les gens ».<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29 [3] L’évêque de Tréguier, Alain de Bruc, avait besoin d’un official et il obtint le retour d’<b>Yves</b> au pays natal. En plus de la fonction d’official, l’évêque voulut lui confier une paroisse.
                        Il fallut donc qu’Yves Hélory acceptât enfin de recevoir le sacerdoce.<br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29
Vitrail de la vie de Saint Quentin <br>Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29
Cathédrale Saint Corentin - Quimper 29

[1] Yves est né au milieu du XIIIème siècle dans une famille noble au manoir de Kermartin sur la paroisse de Minihy-Tréguier. Dès son plus jeune âge, l’enfant montra une propension hors du commun vers les choses de Dieu.
Sa mère prétendit qu'un songe lui aurait révélé que son fils serait un saint.
[2] Il reçut, au manoir paternel, les leçons d’un vieux précepteur. Il fut ensuite envoyé, à l’âge de 14 ans, à l’université de Paris.
À 18 ans, il obtient une licence, puis la maîtrise et le doctorat en théologie, ainsi qu'un doctorat en droit, à 24 ans. Il poursuit des études de droit à l'université d'Orléans dont la faculté est réputée à travers toute l'Europe. Déjà, il se fait remarquer par sa vie de privation en faveur des pauvres.
[3] L’évêque de Tréguier, Alain de Bruc, avait besoin d’un official et il obtint le retour d’Yves au pays natal. En plus de la fonction d’official, l’évêque voulut lui confier une paroisse. Il fallut donc qu’Yves Hélory acceptât enfin de recevoir le sacerdoce.
[4] Yves s'emploie à apaiser les querelles et parvient à éviter bien des procès.
[5] Il se tenait à la disposition de ses paroissiens, donnant aux pauvres la nourriture matérielle, à tous la nourriture spirituelle des sacrements, passant des heures au confessionnal, portant souvent sur lui, dans une pyxide d’argent, l’eucharistie pour pouvoir la distribuer sans retard aux malades, restant parfois toute la nuit à l’église, s’y reposant dans les conditions les plus précaires, ne ménageant pas le pain de la parole.
[6] Les gens l'apprécient pour sa façon de rendre la justice, il est réputé pour son sens de l'équité qui lui interdit de privilégier le riche sur le pauvre.
« Il était avocat, mais pas voleur, chose admirable pour les gens ».
[7] à Rennes, il doit traiter une affaire opposant un aubergiste à un mendiant. Ce dernier est accusé par le premier d'avoir été pris à rôder autour des cuisines ; comme l'aubergiste ne peut l'accuser d'avoir volé de la nourriture, il l'accuse de se nourrir des odeurs de sa cuisine... Yves prend quelques pièces dans sa bourse et les jette sur la table devant lui ; l'aubergiste tend la main pour les prendre mais saint Yves retient sa main. L'aubergiste s'exclame : « c'est à moi ». Yves lui répond « ah non ! le son paye l'odeur, à cet homme l'odeur de ta cuisine, à toi le son de ces pièces ! ».
[8] Yves donnait son argent jusqu’au dernier sou et tenait table ouverte aux gueux et aux miséreux, se faisant lui-même leur serviteur.
Au procès de canonisation, deux femmes rapporteront : " Après avoir visité quelques malades, environ une heure après, il en sort à moitié nu et passe devant elles en courant vers Minihy où se trouve son Manoir
Les femmes se demandent ce qui a bien pu se passer, elles entrent dans l'Hôtel Dieu et remarquent qu'un malade à telle partie de ses vêtements, un tel une autre, ...

[9] Alors que ses prédécesseurs prêchaient en latin, Yves étonne ses paroissiens en le faisant en breton, rendant ainsi accessible au peuple la compréhension de l'Évangile et de son message.
[10] Yves enterrait les morts abandonnés, recueillant toute une famille de pauvres dans sa propre maison.
Les plus savants historiens ont essayé d'expliquer les nombreux miracles que les témoins attestent. Ils sont étonnants, et nous sommes déconcertés. Il y a 18 résurrections de morts ! "
[11]
[12] En 1297, sentant ses forces décliner, bien qu’il n’eût que 44 ans, usé prématurément, il démissionna de toutes les fonctions officielles et se retira dans son manoir de Kermartin, loin des préoccupations de la terre.
Dans les derniers jours d’avril 1303, il était à Trédrez, où il prédit sa mort prochaine. Il rentra à Kermartin, mais, malade il dût s’aliter.
Le 18 mai, il reçût le sacrement des malades. Et jusqu’au lendemain matin, il ne parlera plus, les yeux fixés sur le crucifix. Il s'éteint le 19 mai 1303 aux premières clartés du jour.